La raison cyclique des évènements qui nous entoure veut que les saisons rythment naturellement notre quotidien, nos élans vitaux et notre capacité de récupération.
Pourtant nous ne respectons plus ces règles hygiénistes simples depuis des décennies…

Il n’y a pas si longtemps, il était pourtant difficile d’imaginer enfiler un slip de bain en plein hiver ou une combinaison de ski en plein été… Nous avons même tellement modifiés les cycles naturels qu’il n’y a plus vraiment de break entre les périodes de compétitions et de repos. Nous générons dans notre corps de plus en peu plus de tensions en pensant « bien faire » ou tout simplement pour « performer »…

Les médecines dites « traditionnelles » ont pourtant depuis des millénaires déterminé des cycles organiques, saisonniers et humoraux,… Par exemple la médecine Chinoise a décrit 5 saisons. Préparer la saison d’été n’est pas uniquement de suivre le cycle des saisons, mais une recherche d’équilibre, de respect physiologique et de dynamisation constante (perpétuelle). Cela veut donc dire que chaque période précédente conditionne la suivante…

Pour être en pleine forme à l’approche de l’été, il est important de prendre soin de soi au printemps. C’est la période idéale pour relancer l’activité du corps après l’hiver, le meilleur moment pour détoxifier les organes. Il faut donc drainer les organes tels que le foie et les reins en utilisant des tisanes dépuratives et diurétiques (bardane, chicorée sauvage, fumeterre, plantain, pissenlit, canneberge, piloselle,…), soutenir les fonctions organiques fatiguées par les frimas de l’hiver en faisant infuser des plantes dites adaptogènes (ginseng, gingembre, cassis, menthe, romarin, anis vert). Bien entendu il n’y a pas que les tisanes qui peuvent nous aider, nous pouvons faire appel aux épices utilisées dans l’alimentation (curcuma, poivre noir, thym, sarriette, laurier noble, estragon, ciboulette,…). Sans oublier tous les « supers aliments » que nous retrouverons dans nos magasins biologiques sous différentes formes : la gelée royale, la spiruline, l’acérola, les baies de gogi, les champignons Reishi, shiitake, les paillettes d’algues nori,…

Nous pouvons également commencer à modifier notre alimentation en retrouvant sur le marché ou sur les étalages des fruits frais, des légumes plus variés que ceux de la saison hivernale (type légumes racines). Nos assiettes doivent retrouver de la couleur (utilisation des épices), les salades composées doivent revenir en force. Les plantes fraiches et sauvages peuvent également s’inviter dans nos préparations, comme l’ail des ours dont les feuilles fraiches coupés en fines lamelles parsèmeront vos plats. nous pourrons aussi préparer un pesto avec quelques feuilles d’ail des ours, des noisettes mixées, une pincée de sel de guérande et un filet d’huile d’olive, puis l’intégrer à nos préparations chaudes (riz, pâtes,…).

Le printemps est également l’occasion de retrouver dans les espaces naturels des feuilles de pissenlit dents de lion, de primevère, les sommités fleuries de violettes, de tussilage, de pâquerettes, de capucines, de bourraches,…
En définitive au printemps la nature s’ouvre à nos papilles et au renouveau !!!

Autre élément d’importance, l’activité physique de base pour toutes celles et ceux qui font une activité sportive régulière hors compétition en observant des périodes de repos, devrait dans un premier temps nous orienter vers de la marche assez vive et rapide, bien couvert, à l’abri du vent. Certains étirements et des mouvements gymniques favorisant le travail tendino-musculaire sont aussi une bonne façon de bien sentir notre corps et de mieux nous le réapproprier dans le mouvement.

Enfin cette période est la plus propice à l’identification de nos activités préférées, les endroits où nous aimons aller, avec qui et à quelle heure. Il est important au fil des jours de noter sur un carnet les potentielles évolutions et contraintes qui peuvent apparaitre (cela exige un peu d’effort et d’organisation). Car ce sont elles qui nous feront décrocher si nous n’arrivons pas à les surmonter. En plus cela nous permettra aussi d’obtenir progressivement plus d’endurance et d’efficacité pour accompagner notre santé tout autant physique que mentale.

Dès lors nous serons prêts à nous engager sur des objectifs ambitieux mais atteignables et à vivre un été en pleine forme!!!!

RECETTE DE PESTO à l’AIL DES OURS

Pesto sauvage parfumé et délicieux qui ne prend qu’une dizaines de minutes à la préparation
INGRÉDIENTS :
  • 100 g ail des ours à cueillir sur les hauteurs de Mouxy – Mery sur les berges de certains ruisseaux…
  • 30 g de pignons de pin ou de noisettes
  • 3 cl huile d’olive vierge extra voire un peu plus
  • 30 g de parmesan
  • Une pincée de sel
INSTRUCTIONS :
  • Laver les feuilles d’ail des ours et retirer le bas de la tige. Les couper en lanière puis les mettre dans le bol du mixeur avec le sel, les pignons ou noisettes et l’huile
  • Mixer par à coups afin de ne pas chauffer les feuilles puis ajouter le fromage. Un doit obtenir un ensemble pâteux, plus ou moins homogène. Si le mélange est trop sec ajouter un peu d’huile.
  • A consommer de suite ou à conserver au frais dans un pot en verre, recouvert d’huile d’olive et fermé hermétiquement (améliore la conservation).

CONSEILS :

Conservation : au frais, bien recouvert d’huile comme indiqué, il se conserve bien une semaine. Vous pouvez aussi le congeler en petits dosages en utilisant vos bacs à glaçons.

Goût : la saveur est très familière… d’ail délicat, d’herbe.

Comment utiliser le pesto ? Avec des pâtes bien sûr, dans un risotto, sur une pizza, une tartine, dans une quiche, une pâte à pain, une soupe…

Quand aux feuilles, vous pouvez les mettre dans une salade, une soupe, les sauter comme des épinards, voir parfumer du beurre.

Effets Santé : hypocholestérolémiants, hypoglycémiants, normalise la tension artérielle, vermifuge,…

Stéfane Grand
Diététicien – Nutritionniste – Naturothérapeute Orion CS
Coordonnateur pédagogique – Enseignant Pôle Sport Santé Performance USFLyon
Infirmier Urgentiste


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